Caractéristiques techniques
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Modèle | XPENG G9 AWD Performance, version restylée |
| Type | SUV électrique premium, 5 places |
| Motorisation | Deux moteurs électriques |
| Puissance | 423 kW / 575 ch |
| Couple | 695 Nm |
| Transmission | Intégrale AWD |
| Batterie | LFP, 93,1 kWh annoncés |
| Architecture électrique | 800 V |
| Autonomie WLTP | Jusqu’à 540 km |
| Recharge AC | Jusqu’à 11 kW |
| Recharge DC | Jusqu’à 525 kW |
| Recharge 10 à 80 % | 12 min annoncées sur borne compatible |
| Accélération | 0 à 100 km/h en 4,2 s |
| Vitesse maximale | 200 km/h |
| Suspensions | Pneumatiques adaptatives |
| Dimensions | 4 891 × 1 937 × 1 680 mm |
| Empattement | 2 998 mm |
| Poids | Environ 2,4 tonnes |
| Coffre arrière | 660 L, jusqu’à 1 576 L sièges rabattus |
| Coffre avant | 71 L |
| Jantes | 21 pouces |
| Écrans | Combiné numérique 10,25″, deux écrans de 14,96″ |
| Connectivité | Bluetooth, Wi-Fi, Apple CarPlay, Android Auto, application XPENG |
| Aides à la conduite | XPILOT, régulateur adaptatif, maintien dans la voie, changement de voie assisté et stationnement automatique |
| Prix de départ Performance | 73 990 € |
| Prix du modèle essayé | 78 980 € |
Notre essai du XPENG G9 Performance en vidéo
Vous préférez découvrir le XPENG G9 Performance en vidéo ? Retrouvez notre essai complet après près de 2 000 km parcourus à son volant. Design, technologies, confort, autonomie et recharge : nous revenons sur les points forts et les défauts de ce SUV électrique.
Design
Avec ses 4,89 m de longueur et près de 1,94 m de largeur, le XPENG G9 est un SUV particulièrement imposant. Son gabarit rappelle certains modèles de chez Range Rover, avec une face avant massive et des lignes bien affirmées. Le constructeur chinois propose ici un design qui cherche clairement à en imposer, sans tomber dans l’extravagance.

À l’avant, on retrouve la signature lumineuse caractéristique de XPENG. Un bandeau LED traverse toute la largeur du véhicule, tandis que les optiques principales prennent place plus bas dans le bouclier. Plusieurs caméras et capteurs à ultrasons sont également répartis sur la carrosserie. Ils sont utilisés pour les aides à la conduite et les manœuvres de stationnement.

Contrairement à Tesla, qui a abandonné les capteurs à ultrasons sur ses modèles récents, XPENG a choisi de les conserver. C’est un bon point, notamment pour mesurer la proximité des obstacles. Avec un véhicule de ce gabarit, cette précision est particulièrement appréciable.
Sur les côtés, notre version Performance adopte de magnifiques jantes de 21 pouces. Elles participent largement à son allure sportive, tout comme les suspensions pneumatiques qui permettent de modifier la hauteur de caisse.

Il est ainsi possible d’abaisser le véhicule pour lui donner une allure plus agressive. À l’inverse, on peut le relever afin de franchir quelques obstacles. Attention néanmoins, le G9 n’est pas un véritable tout-terrain. Ces suspensions sont avant tout conçues pour améliorer son confort et son comportement routier.
À l’arrière, nous retrouvons un grand bandeau lumineux LED qui traverse le hayon. Il est accompagné d’une lunette fortement teintée et d’un dessin assez sportif. L’ensemble est plutôt réussi, même si le support de plaque nous paraît un peu imposant.

Personnellement, j’aime beaucoup le design de ce G9 Performance. Il conserve une certaine élégance malgré ses dimensions, avec des lignes affirmées et des proportions réussies. Ses jantes renforcent encore son caractère, notamment lorsque les suspensions sont abaissées.
Un coffre généreux et quelques attentions pratiques
Avec 660 litres de volume, le coffre arrière offre largement de quoi partir en vacances avec plusieurs passagers. Le hayon électrique facilite le chargement et la banquette peut être rabattue pour atteindre 1 576 litres.
On retrouve également un double fond permettant de ranger les câbles de recharge et le kit anticrevaison. En revanche, le véhicule ne dispose pas de roue de secours. Sur notre modèle équipé du système audio premium, une partie du coffre accueille aussi le caisson de basses.

Autre fonctionnalité intéressante, les suspensions pneumatiques peuvent abaisser l’arrière du véhicule. Cette position facilite le chargement d’objets lourds ou encombrants. Des commandes sont directement accessibles dans le coffre, ce qui évite de devoir retourner à l’avant pour effectuer le réglage.
Contrairement au G6 Performance que nous avions testé précédemment, le XPENG G9 dispose également d’un coffre avant, ou frunk. Avec ses 71 litres supplémentaires, il permet de ranger les câbles de recharge sans encombrer le coffre principal.

C’est une amélioration bienvenue, puisque nous avions regretté son absence sur le G6. En revanche, son ouverture reste manuelle, comme sur un capot classique. Pour un véhicule de cette catégorie, une ouverture électrique aurait été appréciable.
Un intérieur véritablement premium
Dès que l’on prend place à bord, le XPENG G9 donne une véritable sensation de haut de gamme. Les matériaux sont soignés, avec du cuir sur une grande partie des surfaces et de jolies surpiqûres. Les assemblages sont précis et l’ensemble inspire confiance.

On retrouve également un ciel de toit en suédine, ainsi que des panneaux de porte habillés jusque dans leur partie basse. C’est suffisamment rare pour être souligné. D’autant que XPENG réserve le même niveau de finition aux places arrière.
Durant nos deux semaines d’essai, nous n’avons d’ailleurs relevé aucun défaut de finition particulier. L’ensemble est sérieux et les matériaux employés sont convaincants. La planche de bord est dominée par trois écrans. Le premier se trouve directement devant le conducteur, tandis que les deux autres occupent la partie centrale et la place du passager. Le résultat est moderne, sans donner l’impression d’être uniquement devant une gigantesque tablette.

Au centre, une imposante console accueille deux emplacements de recharge sans fil pour smartphones. Chacun dispose d’une ventilation afin de limiter la chauffe pendant la recharge. C’est une excellente idée, puisque la chaleur contribue notamment au vieillissement des batteries.

Deux porte-gobelets sont également présents, accompagnés d’un immense accoudoir central. Celui-ci offre suffisamment de place pour que le conducteur et son passager puissent chacun poser leur coude sans se gêner. À noter que le rangement situé sous cet accoudoir est particulièrement profond. Il bénéficie même d’une ventilation qui permet de conserver une bouteille relativement fraîche. Nous avons pu le constater pendant notre essai, et c’est appréciable lors des longs trajets.

Le volant reprend le dessin caractéristique de XPENG, avec sa forme légèrement aplatie. Personnellement, ce n’est pas mon préféré sur le plan esthétique. Pour autant, il reste pratique grâce à ses différentes commandes. Certaines molettes disposent de plusieurs fonctions selon le contexte. Par exemple, une même commande peut servir à régler la vitesse du régulateur ou la ventilation. Cela demande un petit temps d’adaptation, mais on finit par s’y retrouver. Heureusement, le constructeur conserve deux commodos derrière le volant. Ils permettent notamment de gérer la transmission, les clignotants et les essuie-glaces. C’est plus pratique que de devoir chercher systématiquement ces fonctions sur un écran tactile.

Expérience de conduite
Avec 575 ch et 695 Nm de couple, le XPENG G9 Performance ne manque clairement pas de puissance. Le constructeur annonce un 0 à 100 km/h en seulement 3,9 secondes. Des performances particulièrement impressionnantes pour un SUV dépassant les 2,4 tonnes.
En pratique, les accélérations sont tout aussi impressionnantes que les chiffres le laissent supposer. Dès que l’on appuie franchement sur l’accélérateur, la puissance est immédiatement disponible. Le véhicule nous plaque littéralement au siège.
Il faut néanmoins garder à l’esprit que nous sommes au volant d’un SUV lourd et imposant. Il est capable de prendre énormément de vitesse en quelques secondes. Prudence donc, car il devient assez facile de sous-estimer sa vitesse réelle.
Pour autant, ce n’est finalement pas sa puissance qui nous a le plus marqués. C’est surtout sa capacité à proposer des comportements très différents selon le mode de conduite sélectionné.
Des modes de conduite pour tous les usages
Le mode Confort, que nous avons beaucoup utilisé pendant ces deux semaines, propose une accélération particulièrement progressive. Contrairement à certains véhicules électriques où la réponse de la pédale peut être brutale, le XPENG G9 dose très bien sa puissance.
Cela permet de profiter d’une conduite souple, sans ressentir de secousses désagréables à chaque accélération. C’est particulièrement appréciable en ville et sur autoroute, où l’on recherche davantage le confort que les performances.
En passant sur le mode Sport, le comportement devient plus dynamique. L’accélération est plus franche et les suspensions se raffermissent. Le véhicule conserve néanmoins suffisamment de souplesse pour rester agréable au quotidien.
Enfin, le mode de lancement permet de profiter pleinement des performances de cette version. La réponse à l’accélérateur devient particulièrement agressive. Nous avons notamment réalisé quelques accélérations de 0 à 80 km/h, avec des sensations assez impressionnantes.
Le XPENG G9 propose ainsi plusieurs comportements dans un même véhicule. Il peut se montrer très confortable au quotidien, sans sacrifier ses performances lorsqu’on souhaite adopter une conduite plus sportive.
Un comportement routier étonnant
Malgré son poids et ses dimensions, le G9 Performance s’est montré particulièrement agile durant notre essai. Nous avons notamment traversé la Dordogne et une partie du Massif central. Les nombreuses routes sinueuses nous ont permis d’évaluer son comportement en dehors des grandes voies rapides. Et c’est probablement l’une des meilleures surprises de ces deux semaines.
Une fois engagé dans un virage, le véhicule conserve une trajectoire très stable. La tenue de route est convaincante, même lorsque le rythme augmente. La transmission intégrale contribue évidemment à cette efficacité, mais le châssis et les suspensions jouent aussi un rôle important. On pourrait s’attendre à ressentir davantage le poids de ce grand SUV dans les enchaînements de virages. Pourtant, le XPENG G9 fait preuve d’une agilité surprenante compte tenu de son gabarit.
La direction s’est montrée précise, tandis que le freinage et la récupération d’énergie n’ont soulevé aucune critique particulière. À noter que les différents réglages de régénération permettent d’adapter le comportement du véhicule à ses habitudes. Le mode de conduite à une pédale est notamment agréable en circulation urbaine.
Globalement, nous avons pris beaucoup de plaisir à conduire ce G9 Performance, tout comme le G6 essayé quelques mois auparavant. Les deux véhicules ne procurent néanmoins pas les mêmes sensations. Le G9 privilégie davantage le confort et le raffinement, tout en conservant d’excellentes performances.
Des suspensions pneumatiques remarquables
C’est probablement l’un des équipements qui différencient le plus le G9 du G6 Performance. Grâce à ses suspensions pneumatiques adaptatives, le G9 peut modifier son comportement selon les conditions de circulation. En mode Confort, il absorbe remarquablement les irrégularités de la chaussée. Sur les ralentisseurs, les routes dégradées ou les petites départementales, le véhicule filtre particulièrement bien les imperfections. Les occupants ne ressentent que très peu de secousses, ce qui contribue largement au confort général.
Pour autant, cette souplesse ne se fait pas au détriment de la tenue de route. Les suspensions peuvent se raffermir lorsqu’on adopte une conduite plus dynamique, limitant ainsi les mouvements de caisse. Il est également possible de modifier la hauteur du véhicule afin de franchir quelques obstacles. Cela reste bien entendu limité, puisque le XPENG G9 n’est pas conçu pour une utilisation tout-terrain intensive. Cette polyvalence constitue un véritable avantage. Nous avons particulièrement apprécié la possibilité de passer d’un comportement sportif à une conduite très confortable selon les envies.
Un éclairage nocturne impressionnant
C’est un sujet auquel nous accordons une certaine importance, notamment lorsque l’on circule régulièrement sur les routes de campagne. Et sur ce point, le XPENG G9 nous a particulièrement impressionnés. Les feux LED offrent une puissance remarquable, avec une portée importante et un faisceau qui éclaire aussi bien au loin qu’en hauteur. Sur les routes boisées, cela permet de mieux distinguer les abords de la chaussée et les éventuels animaux.
À noter également la présence d’un éclairage latéral qui accompagne les changements de direction. Il éclaire davantage le côté vers lequel on tourne, ce qui se révèle pratique dans les virages serrés. La gestion automatique des feux fonctionne globalement très bien. Le passage des feux de route aux feux de croisement est quasiment instantané lorsqu’un véhicule est détecté.
En revanche, le retour aux feux de route demande parfois un peu plus de temps. Nous supposons que ce délai permet au système de s’assurer que la voie est dégagée avant de réactiver un éclairage aussi puissant. Nous avons également constaté quelques réactions liées aux panneaux réfléchissants, sans que cela soit réellement gênant au quotidien.
Le principal regret concerne finalement l’absence de feux matriciels. Ils auraient permis une gestion plus précise des zones éclairées sans éblouir les autres usagers. Sur un SUV premium de cette catégorie, c’est un équipement que nous aurions aimé retrouver. Pour autant, la qualité de l’éclairage proposé reste excellente.
Conduite autonome
Le XPENG G9 Performance dispose du système XPILOT, regroupant de nombreuses aides à la conduite de niveau 2. On retrouve notamment le régulateur adaptatif, le maintien dans la voie, les changements de voie assistés et le stationnement automatique. Rappelons néanmoins que ces fonctions ne permettent pas au conducteur de se désintéresser de la route. Il reste responsable du véhicule et doit pouvoir reprendre la main à tout moment.
Des assistances efficaces sur autoroute
Sur autoroute, le maintien dans la voie fonctionne particulièrement bien. Le véhicule conserve une trajectoire stable et gère correctement la distance avec les autres voitures.
Nous avons notamment apprécié les changements de voie assistés. Il suffit d’actionner le clignotant pour que le G9 change de file lorsque les conditions le permettent, sous la surveillance du conducteur. C’est une fonction très agréable sur les longs trajets. Il n’est pas nécessaire de désactiver puis de réactiver systématiquement l’assistance à chaque dépassement. À noter également une amélioration bienvenue par rapport à notre essai du G6. XPENG permet désormais de désactiver le ralentissement automatique dans certains virages.
Nous avions justement reproché au G6 un excès de prudence, avec des ralentissements parfois trop importants avant des courbes faciles à négocier. Le comportement du XPENG G9 s’avère donc plus naturel et agréable, même si les assistances montrent encore quelques limites sur le réseau secondaire. En effet, sur certaines petites routes de campagne, les alertes peuvent devenir assez fréquentes. C’est notamment le cas lorsque le marquage au sol est absent ou que les voies sont étroites.
Le véhicule considère parfois que l’on s’approche trop du bord de la chaussée. Pourtant, la largeur de la route impose simplement de se décaler pour croiser un autre automobiliste. Plus globalement, les notifications sonores sont parfois trop nombreuses. Entre les avertissements de vitesse, la surveillance du conducteur et les différentes assistances, cela peut devenir envahissant. Une partie de ces dispositifs répond aux exigences réglementaires européennes. Nous aimerions néanmoins retrouver une gestion un peu moins intrusive.
Un stationnement automatique particulièrement convaincant
C’est probablement l’une des fonctionnalités qui nous a le plus impressionnés pendant cet essai. Le G9 dispose d’un système de stationnement automatique capable de détecter différents emplacements et de réaliser les manœuvres. Il fonctionne même lorsque le marquage au sol est absent.
Nous avons notamment constaté qu’il pouvait identifier des places sur des surfaces en terre. Ce n’est pas forcément évident pour ce type d’assistance. Les manœuvres sont précises et le véhicule gère très bien l’espace disponible autour de lui. Il s’agit probablement de l’un des meilleurs systèmes de stationnement automatique que nous ayons eu l’occasion d’utiliser. Malgré son gabarit imposant, le G9 reste donc relativement facile à stationner. D’autant que les nombreuses caméras et les capteurs à ultrasons permettent de surveiller précisément les obstacles.
Le stationnement depuis le smartphone
L’application mobile XPENG permet également de piloter certaines manœuvres depuis l’extérieur du véhicule. Il est ainsi possible de faire avancer ou reculer le XPENG G9 à distance, mais aussi de lancer une manœuvre de stationnement. Il faut néanmoins rester à proximité pour surveiller son déroulement.
Sur le papier, cela peut sembler assez accessoire. Pourtant, nous avons utilisé cette fonction à plusieurs reprises durant notre essai. À l’aéroport, par exemple, nous avons pu déplacer le véhicule pour faciliter l’accès à l’habitacle alors qu’il était garé entre deux voitures.
Dans une autre situation, cela nous a permis d’accéder plus facilement au coffre sans devoir remonter à bord. Bien évidemment, nous sommes encore loin d’une véritable conduite autonome capable de traverser un parking pour venir nous chercher à son entrée. Pour autant, cette fonctionnalité constitue déjà une première étape intéressante, avec quelques usages réellement pratiques.
Des caméras utiles au quotidien
Le XPENG G9 dispose de plusieurs caméras réparties autour de la carrosserie. Elles permettent d’obtenir une vision à 360° de l’environnement. On retrouve notamment une vue de dessus, pratique pour se positionner entre deux obstacles, ainsi qu’une représentation 3D du véhicule. Différentes vues latérales sont également disponibles.
Ces dernières nous ont notamment été utiles lors d’un passage entre des potelets dans une station de lavage. La largeur du G9 demande en effet un minimum d’attention. Les capteurs à ultrasons complètent efficacement le dispositif, avec des informations précises sur la proximité des obstacles.
En revanche, si la qualité d’image est bonne en journée, nous avons été moins convaincus de nuit. Le rendu est parfois inférieur à celui observé sur le G6. Cela reste parfaitement utilisable pour les manœuvres, mais nous aurions apprécié une meilleure homogénéité entre les deux véhicules.
Confort et habitabilité
Après deux semaines et près de 2 000 km parcourus, nous pouvons le dire : le confort est l’un des principaux atouts du XPENG G9 Performance. Nous avons effectué de longs trajets sur autoroute, mais également emprunté de nombreuses routes départementales. Le véhicule s’est montré particulièrement reposant dans toutes ces situations.
L’association des suspensions pneumatiques, d’une excellente insonorisation et de sièges confortables permet d’enchaîner les kilomètres sans fatigue particulière. Sur autoroute, nous n’avons constaté aucun bruit d’air ou de roulement gênant. L’habitacle reste calme, ce qui contribue largement à la sensation de conduire un véhicule premium.
Des sièges massants réellement efficaces
Les sièges avant offrent de nombreux réglages électriques, notamment au niveau de l’assise et du soutien lombaire. Il est donc facile de trouver une position adaptée à son gabarit. Malgré ma carrure, je me suis retrouvé très bien installé, avec suffisamment d’espace au niveau des jambes et des épaules.
Notre véhicule était équipé du pack Premium à 3 990 €, ajoutant notamment les fonctions chauffantes, ventilées et massantes, ainsi qu’un système audio haut de gamme. Et les massages constituent une excellente surprise. Contrairement à certains véhicules où cette fonction ressemble davantage à une succession de petites vibrations, le G9 propose de véritables massages. Ils sont suffisamment puissants pour détendre le dos, ce qui devient très agréable sur les longs trajets.
Nous avons régulièrement utilisé cette fonction pendant notre essai, et elle participe clairement au confort général. Les sièges chauffants et ventilés fonctionnent également très bien, sans défaut particulier à signaler. À noter que le massage peut être activé directement depuis une commande située sur le siège. Cela évite de devoir passer systématiquement par l’écran central.
Des places arrière dignes d’un véhicule premium
À l’arrière, les passagers profitent d’un espace généreux, avec une excellente place pour les jambes. Le niveau de finition est également équivalent à celui de l’avant. Même avec les sièges avant reculés, un adulte peut s’installer confortablement. Les dossiers inclinables permettent également d’adopter une position plus reposante lors des longs trajets.
Avec le pack Premium, les passagers arrière disposent de fonctions de chauffage, de ventilation et de massage. Elles peuvent être pilotées directement depuis les commandes intégrées aux sièges. C’est suffisamment rare pour être souligné. Cela confirme la volonté de XPENG de proposer un véritable SUV haut de gamme, où le confort ne se limite pas aux places avant. Le véhicule dispose également d’un système facilitant l’entrée et la sortie. Les sièges se repositionnent automatiquement lorsque le véhicule est à l’arrêt.
En revanche, nous regrettons l’absence d’un véritable réglage indépendant de la climatisation arrière. Les passagers peuvent orienter les aérateurs, mais ne disposent pas du même contrôle sur la température et le débit d’air qu’à l’avant. Deux ports USB, un USB-A et un USB-C, permettent de recharger les appareils électroniques. L’immense toit panoramique renforce quant à lui la sensation d’espace.
Finalement, les places arrière sont tellement confortables qu’on pourrait presque envisager de se faire conduire dans ce G9.
Technologie à bord
Sur Level Tech, nous accordons évidemment une place importante aux technologies embarquées. Et le XPENG G9 possède de nombreux arguments sur ce sujet.
Le tableau de bord est dominé par trois écrans, avec un combiné numérique devant le conducteur et deux grandes dalles de près de 15 pouces.


L’écran conducteur affiche les informations essentielles, comme la vitesse, la navigation et la pression des pneumatiques. Il peut également proposer une représentation de l’environnement détecté par les caméras et capteurs.

C’est pratique puisqu’il n’est pas nécessaire de détourner systématiquement le regard vers l’écran central. En revanche, nous regrettons l’absence d’affichage tête haute. Il aurait été appréciable sur un véhicule premium de ce niveau.
Une interface particulièrement fluide
L’écran central permet de contrôler la majorité des fonctions du véhicule. Son interface est moderne et surtout très réactive. Les transitions entre les menus sont rapides, les applications se lancent sans ralentissement notable et l’ensemble reste agréable à utiliser.
On retrouve de nombreux services, notamment Spotify, Apple Music, YouTube, Disney+, Prime Video ou encore TuneIn. Cela permet de profiter d’un écosystème de divertissement particulièrement complet. Apple CarPlay et Android Auto sont également disponibles, même si le système embarqué est suffisamment riche pour pouvoir s’en passer. La navigation est elle aussi fluide, avec la possibilité de télécharger les cartes pour une utilisation hors connexion.
Le planificateur intégré permet de rechercher un itinéraire et de proposer des arrêts de recharge. Il indique notamment le pourcentage de batterie estimé à l’arrivée et la durée nécessaire pour poursuivre le trajet. Pour autant, si l’interface est agréable et réactive, son ergonomie mérite encore quelques améliorations.
Une ergonomie qui manque parfois de simplicité
Comme nous l’avions déjà constaté sur le G6 Performance, certains menus sont particulièrement chargés. De nombreuses fonctions sont réparties dans plusieurs catégories, sans toujours suivre une organisation logique.
Prenons l’exemple de la ventilation des sièges. Sans raccourci préalablement configuré, il faut ouvrir les commandes de climatisation, accéder à un second menu puis sélectionner les paramètres du siège. Au final, cela peut demander quatre manipulations pour activer une fonction relativement courante. C’est beaucoup, notamment lorsqu’on conduit.
Heureusement, la barre de raccourcis est personnalisable. Elle permet de rendre les fonctions les plus utilisées plus accessibles. Nous avons également constaté quelques traductions françaises approximatives et des paramètres parfois difficiles à retrouver. Ce ne sont pas des défauts rédhibitoires. Néanmoins, sur un véhicule premium aussi technologique, nous aimerions retrouver une interface davantage peaufinée.
La bonne nouvelle est que XPENG assure un suivi logiciel régulier. Les mises à jour à distance permettent de corriger des problèmes, d’améliorer l’interface et d’ajouter de nouvelles fonctionnalités.
X-Combo : personnaliser et automatiser son véhicule
Parmi les fonctionnalités les plus intéressantes du XPENG G9, nous retrouvons X-Combo. Il s’agit d’un système d’automatisation qui rappelle les raccourcis disponibles sur iPhone.
Il permet de créer différents scénarios depuis le véhicule ou l’application mobile. Plusieurs fonctions peuvent ainsi être déclenchées selon des conditions prédéfinies. On peut par exemple imaginer une automatisation qui prépare l’habitacle avant un départ. Elle pourrait régler la température, activer les sièges chauffants et lancer une musique. Les possibilités sont nombreuses. XPENG propose également des scénarios recommandés par la communauté. C’est une fonctionnalité intéressante, qui renforce le côté connecté du véhicule et permet de personnaliser son fonctionnement selon ses habitudes.
Un assistant vocal très complet, mais pas encore assez intelligent
Le XPENG G9 dispose d’un assistant vocal capable de contrôler pratiquement toutes les fonctions du véhicule. C’est un véritable avantage compte tenu de la richesse des équipements embarqués. La reconnaissance du français fonctionne plutôt bien et l’assistant comprend correctement la majorité des demandes. Il est notamment possible de régler la climatisation, de contrôler les sièges ou d’interagir avec différents équipements sans toucher l’écran.
À noter que plusieurs microphones sont répartis dans l’habitacle. Les différents occupants peuvent donc également interagir avec le système. En revanche, si l’assistant est efficace pour contrôler la voiture, il lui manque encore une véritable dimension d’intelligence artificielle. Nous aimerions notamment pouvoir lui demander de rechercher des restaurants selon certains critères ou d’obtenir des recommandations. Il serait également intéressant de pouvoir poser des questions plus complexes, en tenant compte du contexte du trajet. Aujourd’hui, nous disposons surtout d’un assistant capable de piloter les équipements, plutôt que d’une véritable IA conversationnelle.
C’est un domaine sur lequel XPENG pourrait encore progresser. D’autant que le matériel et l’écosystème logiciel semblent déjà adaptés à ce type de fonctionnalités.
L’écran passager : utile, mais pas indispensable
Le passager avant dispose de son propre écran de 14,96 pouces, principalement consacré au divertissement. Il permet d’accéder à différentes applications vidéo et musicales. Un casque Bluetooth peut également être connecté pour profiter de ses contenus sans déranger les autres occupants.
XPENG a prévu un système limitant la visibilité de cet écran depuis la place du conducteur. L’objectif est d’éviter les distractions pendant la conduite. Dans la pratique, cela fonctionne plutôt bien. L’affichage devient fortement atténué lorsqu’on le regarde depuis le siège conducteur, tout en restant lisible pour le passager.
En revanche, nous sommes moins convaincus par son intérêt pendant les déplacements. Durant notre essai, plusieurs passagers ont ressenti un mal des transports après avoir regardé des vidéos en roulant. Cela semble notamment lié au défilement du paysage dans leur champ de vision. Cet écran nous paraît donc plus pertinent lors des pauses ou des sessions de recharge. Il permet alors de regarder un contenu confortablement, sans risquer de provoquer des nausées. Nous aurions presque préféré retrouver un écran à l’arrière du véhicule, où il aurait pu être davantage apprécié par les passagers.
Une application mobile particulièrement réussie
L’application mobile XPENG est disponible sur Android et iOS. Son interface est simple et agréable à utiliser. Elle permet de consulter l’autonomie restante, le niveau de batterie, ainsi que de verrouiller ou déverrouiller les portes. On peut également piloter la climatisation et gérer la recharge. Le smartphone peut servir de clé numérique. Cette fonction a parfaitement fonctionné durant nos deux semaines d’essai, sans problème de connexion ou de reconnaissance. On retrouve également la localisation du véhicule, l’activation des feux ou du klaxon, ainsi que l’envoi d’une destination au GPS. La pression des pneumatiques peut aussi être consultée. Les automatisations X-Combo sont accessibles depuis l’application, tout comme certaines fonctionnalités de stationnement à distance.



À noter que nous avons trouvé cette application parfois plus ergonomique que l’interface du véhicule. Les commandes sont rapidement accessibles et leur organisation est plutôt logique.
XGuard : une surveillance encore perfectible
Le XPENG G9 dispose également d’un système de surveillance appelé XGuard. Il utilise les différentes caméras du véhicule pour enregistrer certains événements lorsqu’il est stationné.
En cas d’événement détecté, une notification peut être envoyée sur le smartphone. Cela permet d’être informé d’une activité autour du véhicule. En revanche, nous regrettons l’impossibilité de consulter directement les vidéos enregistrées depuis l’application mobile. Il faut nécessairement retourner dans le véhicule pour accéder aux enregistrements. Cela limite l’intérêt des notifications à distance.
Recevoir une alerte sans pouvoir vérifier ce qu’il s’est passé peut même être assez stressant. C’est notamment le cas lorsqu’on se trouve loin de sa voiture. Nous aimerions donc retrouver la possibilité de consulter au minimum une image de l’événement, voire une courte vidéo, depuis le smartphone. C’est typiquement le genre d’amélioration que XPENG pourrait apporter au travers d’une mise à jour logicielle.
Un excellent système audio premium
Notre véhicule d’essai était équipé du système audio premium proposé dans le pack optionnel à 3 990 €. Ce pack regroupe également plusieurs équipements de confort. Le système dispose de nombreux haut-parleurs répartis dans l’habitacle, notamment dans les portières, la planche de bord et les appuie-têtes.
Certains haut-parleurs sont même escamotables et sortent directement du tableau de bord. Une fonctionnalité qui relève davantage du gadget que de la nécessité, mais qui reste amusante. Après tout, nous aimons bien ce genre de petites attentions technologiques sur Level Tech. Un caisson de basses est également installé dans le coffre, afin de renforcer les fréquences graves.

À l’écoute, le résultat est excellent. Les basses sont présentes sans masquer les médiums, les aigus restent précis et le rendu global est particulièrement agréable. L’égaliseur permet également de personnaliser le profil sonore selon ses préférences. Nous avions émis quelques réserves sur la partie audio du G6 Performance. Ici, le résultat est nettement plus convaincant. Autre fonctionnalité intéressante, les haut-parleurs intégrés dans l’appuie-tête du conducteur permettent de diffuser les indications GPS ou les appels téléphoniques directement près de ses oreilles. La première fois, c’est assez déstabilisant. On a presque l’impression que quelqu’un nous parle juste derrière l’oreille. Pour autant, on s’y habitue rapidement. Cela permet de profiter des informations essentielles sans nécessairement interrompre la musique des passagers.
Globalement, la partie audio est une véritable réussite sur ce G9 équipé du pack Premium.
Autonomie
Le XPENG G9 Performance dispose d’une batterie LFP d’environ 93 kWh. Elle est associée à une architecture électrique de 800 V, permettant une puissance de recharge maximale annoncée de 525 kW. Selon le cycle WLTP, le constructeur annonce jusqu’à 540 km d’autonomie. Mais comme toujours, ces chiffres ne reflètent pas nécessairement les conditions réelles de circulation. Nous avons donc profité de nos deux semaines et des près de 2 000 km parcourus pour observer sa consommation sur différents trajets.
Une consommation raisonnable sur route
En ville et sur route, nous avons généralement relevé entre 16 et 19 kWh/100 km. C’est un résultat satisfaisant pour un SUV aussi imposant, équipé de deux moteurs électriques développant 575 ch. Bien évidemment, cette consommation dépend des conditions de circulation et du style de conduite. Une conduite souple permet notamment de profiter davantage de la récupération d’énergie.

Sur certains parcours favorables, nous avons même réussi à descendre aux alentours de 13 kWh/100 km. C’était notamment le cas en alternant de petites routes et des passages en ville. Il ne s’agit évidemment pas d’une moyenne représentative de l’ensemble de notre essai. Pour autant, cela montre que le G9 peut se révéler relativement efficient lorsque les conditions sont réunies.
En pratique, nous estimons qu’une autonomie de 400 à 480 km est envisageable sur route. Il est même possible de s’approcher des 500 km lorsque la conduite est particulièrement souple.
Une consommation plus élevée sur autoroute
Sur autoroute, la consommation augmente assez logiquement en raison du poids, du gabarit et des vitesses plus élevées. Durant notre essai, nous avons généralement constaté entre 24 et 26 kWh/100 km, avec une moyenne proche de 25 kWh/100 km.
Dans ces conditions, il faut plutôt envisager une autonomie d’environ 350 km. Cela dépend évidemment de la vitesse, des conditions météorologiques et de la marge de batterie conservée. Cela permet tout de même d’enchaîner de longues portions d’autoroute sans multiplier les arrêts. D’autant que le XPENG G9 bénéficie d’une recharge rapide lorsqu’il utilise une infrastructure adaptée.
À noter que nous n’avons pas observé d’impact particulièrement marqué de la climatisation ou des températures extérieures durant notre essai. Ces observations restent néanmoins liées aux conditions rencontrées pendant ces deux semaines. Elles ne permettent donc pas de juger son comportement en plein hiver.
Une recharge annoncée parmi les plus rapides du marché
Grâce à son architecture électrique de 800 V, le G9 Performance peut accepter jusqu’à 525 kW en courant continu. XPENG annonce ainsi un passage de 10 à 80 % en seulement 12 minutes, sur une borne compatible et dans des conditions optimales. C’est particulièrement impressionnant pour un véhicule disposant d’une batterie de cette capacité. Nous n’avons toutefois pas pu vérifier cette puissance maximale durant notre essai.


Nous avons néanmoins utilisé des bornes rapides annoncées jusqu’à 400 kW. Les recharges se sont montrées particulièrement efficaces. Lors de certains arrêts, moins de cinq minutes ont suffi pour récupérer l’énergie nécessaire à la poursuite de notre trajet.

Il faut néanmoins rappeler que la puissance réellement délivrée dépend de plusieurs paramètres. Le niveau de charge, la température de la batterie et les capacités de la borne jouent notamment un rôle important.
Des limitations sur certains Superchargeurs Tesla
L’un des points moins convaincants concerne la recharge sur certains Superchargeurs Tesla. Nous avons constaté une puissance plafonnant autour de 102 à 105 kW, malgré l’utilisation de bornes annoncées comme beaucoup plus puissantes.
Cette limitation est notamment liée aux différences de tension entre l’architecture 800 V du G9 et certaines infrastructures fonctionnant à des tensions plus basses. Le véhicule doit alors adapter la tension de recharge, ce qui peut limiter la puissance disponible. C’est assez dommage, puisque le réseau Tesla présente plusieurs avantages. Sa couverture géographique et ses tarifs sont notamment intéressants pour les longs trajets.
Les bornes compatibles avec des tensions plus élevées permettent de mieux exploiter les capacités de recharge du G9. Il faudra donc privilégier ces infrastructures pour profiter pleinement de ses performances. Pour autant, cette limitation ne remet pas en cause les capacités du véhicule. Elle mérite simplement d’être prise en compte lorsqu’on organise ses déplacements.
Un planificateur qui manque encore de précision
C’est probablement notre principale déception sur ce XPENG G9 Performance. Le système de navigation dispose bien d’un planificateur capable de proposer des arrêts de recharge. Il indique notamment le pourcentage de batterie estimé à l’arrivée et le temps nécessaire pour poursuivre le trajet.
Sur le papier, toutes les fonctions essentielles sont présentes. En revanche, les estimations manquent encore de fiabilité. Nous avons notamment constaté que le calcul semblait largement dépendre de la consommation récente du véhicule. Il n’anticipe pas suffisamment les variations liées au type de route emprunté. Prenons un exemple assez simple. Après plusieurs dizaines de kilomètres sur route, avec une consommation de 18 kWh/100 km, le passage sur autoroute peut faire grimper cette valeur à 25 kWh/100 km.
Si le planificateur ne prend pas suffisamment en compte cette évolution, l’estimation du pourcentage de batterie à l’arrivée devient rapidement trop optimiste. C’est précisément ce que nous avons constaté durant notre essai. Les estimations évoluaient sensiblement lorsque les conditions de circulation changeaient.
Sur ce point, Tesla conserve selon notre expérience une certaine avance. Son planificateur parvient à mieux anticiper la consommation en fonction de l’itinéraire. Et c’est un sujet important, notamment pour les conducteurs qui découvrent les véhicules électriques. Lorsqu’on a déjà l’habitude de rouler en électrique, il est relativement simple de conserver une marge ou d’adapter son trajet. En revanche, pour quelqu’un venant d’un véhicule thermique, il est essentiel de pouvoir faire confiance aux estimations proposées.
Nous espérons donc que XPENG améliorera rapidement ce planificateur. Il faudrait notamment mieux prendre en compte la vitesse, le relief et les conditions de circulation. La bonne nouvelle est qu’il s’agit essentiellement d’un problème logiciel, qui pourrait être corrigé au travers d’une prochaine mise à jour.


