La barre lumineuse s’est installée sur nos bureaux sans faire de bruit. Quntis propose ici un modèle de 40 centimètres, à mi-chemin entre l’outil de travail et l’accessoire d’ambiance. Nous l’avons clipsée sur plusieurs écrans pendant plusieurs jours, en bureautique comme en session de jeu. Voici ce qu’elle change vraiment, et ce qu’elle ne change pas.
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
| Modèle | Quntis Monitor Light Bar IM 40 cm (15,7 pouces) noir |
| Type | Barre lumineuse d’écran à clipser, éclairage avant et arrière |
| Longueur de la barre | 40 cm |
| Source lumineuse | LED |
| Température de couleur | 2700 K à 6500 K |
| Indice de rendu des couleurs | CRI supérieur à 95 |
| Luminosité maximale | Jusqu’à 900 lux annoncés |
| Éclairage arrière | Deux bandes RGB, 24 modes annoncés dont 9 couleurs fixes et 15 effets dynamiques. |
| Commandes | Deux zones tactiles sur le bloc de fixation. Vue de face, gauche pour le rétroéclairage RGB, droite pour l’éclairage frontal |
| Mémoire des réglages | Oui |
| Connectique | USB-C sur la barre |
| Système de fixation | Clip lesté sans outil, surfaces de contact souples |
| Épaisseurs de dalle compatibles | 0,4 à 6 cm |
| Normes | IEEE 1789, IEC 62493, IEC 62471 |
| Poids | ~520 g |
| Coloris disponibles | Noir |
| Contenu de la boîte | Barre, câble USB-A vers USB-C, clé Allen |
| Prix indicatif | 42,77 € sur le site officiel 37,99 € sur Amazon |
Design et fabrication
Le format joue la sobriété, et c’est tant mieux. La barre mesure 40 centimètres, soit la largeur utile d’un écran de taille courante.

Son corps noir mat reste fin, discret, presque invisible une fois le bureau allumé. De plus, la finition mate limite nettement les traces de doigts.

La qualité perçue nous a franchement surpris à ce niveau de prix. L’ensemble paraît dense et bien assemblé, sans jeu ni craquement suspect. Le diffuseur translucide court sur toute la face inférieure, derrière un profil régulier. À l’arrière, deux bandes lumineuses encadrent symétriquement le bloc central.

Le bras de fixation adopte une forme en U lestée, posée sur la tranche de l’écran. Aucune vis, aucun adhésif, aucune pince agressive n’intervient dans le montage. Par ailleurs, les surfaces de contact sont recouvertes d’un matériau souple. L’écran ne garde donc aucune marque après retrait, même après plusieurs jours.

Le port USB-C se loge au centre du bras, orienté vers l’arrière. Ce placement reste propre, même si le câble retombe forcément derrière l’écran.
Deux zones tactiles se partagent ensuite le dessus du bloc de fixation.


Face à l’écran, celle de gauche pilote le rétroéclairage RGB. Celle de droite gère l’éclairage frontal, son intensité via un réglage de la température (entre 2700K et 6500K). La répartition est logique et s’assimile en une soirée.
Installation et compatibilité
La mise en place tient en quelques secondes, et rien ne vient la compliquer. On pose le clip sur la tranche supérieure, on branche le câble, c’est terminé. Aucun outil n’est nécessaire, malgré la petite clé Allen glissée dans la boîte. Celle-ci sert uniquement au réglage de la force de l’articulation, pas au montage lui-même.
Le clip accepte officiellement des dalles de 0,4 à 6 centimètres d’épaisseur. Notre test s’est déroulé principalement sur un écran plat de 27 pouces.

La tenue y est bonne et le lestage empêche tout basculement vers l’avant. Ainsi, aucun réajustement n’a été nécessaire au fil des jours.

Nous l’avons aussi montée, par curiosité, sur la dalle d’un portable de 15,6 pouces. Le clip s’adapte sans difficulté et l’éclairage reste parfaitement exploitable. Cependant, l’ensemble reste lourd pour un châssis de portable. Mieux vaut donc réserver cet usage à une machine qui ne bouge pas de la journée.
Le branchement ne réserve aucune surprise, avec un USB-C côté barre et un USB-A côté source. Un port de l’écran, du PC ou d’une batterie suffit à l’alimenter en 5 volts. N’ayant pas d’écran incurvé, nous n’avons pas pu vérifier la compatibilité avec ce type d’écran. Cependant, sur le site officiel, certains modèles semblent plus adaptés à ce type de dalle.
Qualité d’éclairage
C’est évidemment le cœur du sujet, et le résultat convainc rapidement. Le faisceau tombe vers le bureau, jamais vers la dalle ni vers les yeux. Nous n’avons relevé aucun reflet parasite sur l’écran, quel que soit le niveau choisi. Le gain de confort se ressent surtout en fin de journée, quand la pièce s’assombrit.

La zone éclairée couvre largement le clavier et l’espace de prise de notes. L’uniformité reste bonne sur la longueur, sans point chaud visible au centre. Les extrémités s’atténuent logiquement, mais la transition demeure douce. Ainsi, la lumière paraît continue plutôt que découpée en segments.

La plage de températures de couleur constitue la vraie bonne surprise. On passe d’un jaune chaud très enveloppant à un blanc froid nettement plus clinique. Entre les deux, un réglage intermédiaire alterne une LED jaune et une LED blanche. L’effet est inattendu et plutôt réussi, avec une lumière mixte agréable au quotidien.
Éclairage arrière et modes
Les deux bandes arrière relèvent clairement du registre décoratif. Elles projettent la couleur sur le mur situé derrière l’écran, en halo diffus. On compte pas moins de 24 modes, dont neuf couleurs fixes et quinze effets animés. L’ensemble se pilote indépendamment de l’éclairage avant, ce qui reste appréciable.

Cette séparation est la bonne décision, et elle change l’usage réel. On garde ainsi la lumière de travail en blanc neutre, sans subir l’ambiance colorée. Inversement, on peut couper l’avant et ne conserver que le halo pour une soirée de jeu. La bascule se fait d’une pression, sans menu ni manipulation laborieuse.

Un regret revient néanmoins à chaque session. La luminosité des bandes arrière ne se règle pas, contrairement à celle de l’avant. On choisit la couleur ou l’extinction, rien entre les deux. C’est d’autant plus agaçant puisque l’intensité de l’éclairage arrière est très bonne ce qui oblige à l’éteindre quand on souhaite une ambiance cocooning.
L’effet obtenu dépend également du mur situé derrière le poste. Une surface claire renvoie une couleur franche, là où un mur foncé l’absorbe.
Au quotidien sur le setup
Après plusieurs jours, le réflexe s’installe sans qu’on y pense. On allume la barre en même temps que la machine, puis on l’oublie. La mémoire des réglages joue ici un rôle discret mais décisif. On retrouve en effet la température et l’intensité choisies la veille.

L’apport face à un plafonnier classique se mesure surtout sur la fatigue visuelle. L’écart de luminosité entre l’écran et son environnement diminue nettement. Les sessions longues deviennent donc plus confortables, en travail comme en lecture. Il s’agit d’un confort réel.
Les appuis répétés pour parcourir les modes finissent par agacer légèrement. Rien de rédhibitoire, mais une commande plus directe ou une application dédiée aurait été bienvenue.
Liens affiliés : Level Tech peut percevoir une commission, sans influence sur le test ni sur le prix que vous payez.



