DWARF mini
Crédit photo : Mévin GRIVAULT

Test DWARF mini : l’astrophotographie devient-elle vraiment accessible ?

Le Dwarf mini est un tout petit télescope permettant de se lancer dans l’astrophotographie. Son objectif est de permettre à quiconque, même sans connaissance préalable, de photographier le ciel. Nous avons décidé de tester celui qui revendique être le plus petit télescope intelligent au monde pour vous, verdict !

Caractéristiques techniques

CaractéristiquesDétails
ModèleDWARF mini
TypeTélescope intelligent compact
UsageObservation, astrophotographie débutante
Poids840 g
CapteurSony IMX662 (téléobjectif) OmniVision OS02K10 (grand-angle)
Format des capteurs1/2,8″
Capture RAWOui, 2 mégapixels
Système optiqueDouble caméra
TéléobjectifOuverture 30 mm
Focale équivalente1 016 mm en équivalent plein format
Lentilles6 lentilles optiques apochromatiques
Objectif grand-angleOui, pour cadrage rapide et capture grand champ
Pose longueJusqu’à 90 s
Mode équatorialOui
Suivi célesteOui
GoTo automatiqueOui
Mise au pointAutomatique
RotationTube optique 225° ; rotule 360°
ContrôleManuel ou via application
Filtres intégrésFiltre Dark Frame, filtre astronomique 430–690 nm, filtre double bande étroite Hα 656,3 nm / O III 500,7 nm
Traitement d’imageTraitement en un clic via application
CalibrationDark, Bias, Flat
Fonctions astroGalaxies, Lune, Soleil, nébuleuses, traînées d’étoiles, éclipses, transit ISS, mosaïque astro
AutonomieJusqu’à 4 h
Mise en routeEnviron 3 min du déballage à la prise de vue
Garantie2 ans
Prix409 €

Design

Le Dwarf mini est en effet portable avec ses dimensions de seulement 100,38 × 183,61 × 60,70 mm pour 840 g. Il est très simple de le transporter puisqu’il se replie intégralement sur lui-même.

Télescope replié
Crédit photo : Mévin GRIVAULT

Sur la tranche gauche, on retrouve le bouton d’alimentation qui sert également d’indicateur visuel sur l’état du télescope. Juste en dessous, des LED affichent visuellement le niveau de batterie. Un port USB-C est également présent pour la recharge.

Côté du DWARF
Crédit photo : Mévin GRIVAULT

La partie mobile à droite cache deux objectifs, un capteur grand-angle pour faire la visualisation initiale du ciel puis le téléobjectif permettant de faire des clichés de l’espace (vous noterez le double sens).

Optique du DWARF mini
Crédit photo : Mévin GRIVAULT

L’ensemble est posé sur une base elle-même motorisée avec le support classique pour le fixer sur un trépied photo. Autant dire que le Dwarf mini ne fait pas dans la fioriture, l’essentiel pour l’astrophotographie.

Partie inférieure du télescope
Crédit photo : Mévin GRIVAULT

La conception est entièrement en plastique, mais celle-ci est vraiment très bien exécutée, donnant une vraie impression de solidité. La concentration de son poids rajoute inévitablement à cet effet. Malheureusement, la housse de transport n’est pas incluse en revanche pour le protéger lorsqu’on ne l’utilise pas.

DWARF mini
Crédit photo : Mévin GRIVAULT

Usage et connectivité

À l’instar d’un télescope classique, vous n’avez pas la capacité de directement regarder dans un oculaire pour voir le ciel. Tout passe par l’application DWARFLAB disponible sur Android et iOS.

La connexion est rapide, elle se fait via Wi-Fi avec deux modes de fonctionnement. Le premier est que le télescope et votre téléphone sont directement connectés à votre Wi-Fi domestique. Le second, pour les balades, le Dwarf Mini émet directement un hotspot Wi-Fi sur lequel se connecter.

Vous retrouvez dans l’application l’ensemble des réglages du produit : calibration d’image, gestion du nom, mise à jour…

application Dwarflab
application Dwarflab

Un Atlas est disponible afin de vous aider à trouver des éléments à visualiser plus facilement dans le ciel.

application Dwarflab

Enfin, la partie principale est celle qui permet de faire des photos. Dans ce mode, vous vous retrouvez peu ou prou avec l’interface de l’appareil photo de votre smartphone. La prise en main est donc très simple, d’autant que, tout comme votre téléphone, tout est automatique. Les utilisateurs un peu plus avancés pourront eux passer par les paramètres pour personnaliser les paramètres de capture. Vous avez également la possibilité de faire des timelapses, des vidéos ou des rafales.

application Dwarflab
application Dwarflab

Arrivons au cœur du sujet, le Dwarf Mini est équipé avec cinq modes de capture :

  • Général : permet de l’utiliser en mode manuel et d’avoir une entière liberté
  • Ciel profond : permet d’aller photographier des nébuleuses invisibles à l’œil nu. Soit via un élément trouvé dans l’Atlas, ou bien via “chercheur de ciel”. Dans ce mode, le télescope va scanner le ciel autour de lui et vous allez avoir des propositions de nébuleuses directement en réalité augmentée sur l’écran.
  • Système solaire : permet de directement pointer un élément du système solaire
  • Voie lactée : le fonctionnement est identique à la fonctionnalité de ciel profond, mais pour la Voie lactée
  • Traînée d’étoiles : permet d’utiliser la rotation de la Terre pour voir des traînées d’étoiles.

Sur le terrain

À l’usage, c’est super simple, il suffit de choisir un mode, ensuite une nébuleuse en AR avec son téléphone en se déplaçant puis de la sélectionner. Ensuite, le Dwarf Mini va la viser automatiquement et il n’y a plus qu’à lancer la capture avec les préréglages proposés. C’est vraiment l’idéal si vous êtes débutant, si vous voulez faire une activité en famille.

application Dwarflab
application Dwarflab
application Dwarflab

La seule limitation, mais ce n’est pas strictement lié au produit, c’est qu’il faut être patient, car pour obtenir l’un des magnifiques clichés que nous verrons juste dans le chapitre suivant, il faut souvent plusieurs heures. En revanche, inutile de rester à attendre, puisque l’application embarque un planificateur qui permet directement de programmer plusieurs captures durant la nuit. À noter qu’il faut prévoir un trépied (non inclus) afin de pouvoir avoir le maximum de liberté dans la capture et surtout bien la stabiliser.

application Dwarflab

Il faudra également passer par Dwarf Studio, qui permet d’automatiquement retoucher les photos prises pour voir l’effet waouh ! Il dispose des outils pour superposer les photos réalisées pendant plusieurs heures, mais également de filtres, de réducteur de bruit, d’étoiles, etc. Là encore, DWARFLAB ne bride rien, si vous souhaitez éditer les photos par vous-même cela est possible, l’ensemble des photos sources est accessible, tout comme un format RAW. Vous pouvez débuter avec ce produit et commencer à avoir des usages avancés avant de vous sentir vraiment limité.

application Dwarflab
application Dwarflab

Le Dwarf Mini embarque une mémoire interne de 64 Go, ce qui permet de stocker un bon nombre de captures directement sur la mémoire interne.

Qualité d’image

Le Dwarf mini est donc équipé de deux optiques, un capteur SONY IMX662 1/2,8″ pour le téléobjectif et un capteur OmniVision OS02K10 1/2,8″ pour le grand-angle. Les deux proposent une résolution jusqu’en 1920 x 1080, néanmoins dans certains modes, il faut se limiter à du 720p. C’est le cas par exemple dans le mode de suivi de planète. Voilà quelques résultats obtenus durant le printemps.

Exemple de capteur avec le Dwarf Mini
Crédit photo : Mévin G.
Exemple de capteur avec le Dwarf Mini
Crédit photo : Mévin G.
Crédit photo : Mévin G.

Le résultat après traitement est juste bluffant, pour rappel le Dwarf Mini c’est 840 g et ça tient dans une (grande) poche. Nous avons littéralement été sidérés, les photos du compte Instagram de Dwarflab sont certes retouchées (après bon qu’est-ce qui n’est pas retouché aujourd’hui), mais le résultat est dingue.

Autonomie

Le Dwarf Mini embarque une batterie de 7 000 mAh, qui lui confère selon le constructeur 4 heures d’autonomie. C’est à peu près ce que nous avons constaté durant nos tests.

L’utilisateur peut également recharger l’appareil via le port USB-C pendant son fonctionnement et le brancher sur une batterie externe afin de capturer toute la nuit.

Dwarf Mini
Conclusion
Vous l’aurez compris, nous avons été séduits par ce DWARF Mini, auquel nous n’avons pas grand-chose à reprocher compte tenu de son prix de 400 €. Il s’adresse à vous qui voulez faire un peu d’astrophotographie occasionnelle. Les débutants y trouveront très largement leur compte de par la facilité d’usage et la qualité des images qu’il est possible d’avoir en sortie, les plus geeks peuvent utiliser les paramètres manuels et l’export des photos pour une édition manuelle pour aller plus loin. En revanche, si vous êtes déjà un expert de l’astrophotographie, ce produit ne se destine pas à vous.
Design
8
Usage et connectivité
9
Qualité d’image
8
Autonomie
9
Points forts
Format très compact et facile à transporter
Prise en main très simple
Application claire et accessible
Résultats photo bluffants après traitement
Modes automatiques bien pensés pour débuter
Export RAW et réglages manuels disponibles
Recharge possible en USB-C pendant l’utilisation
Points faibles
Trépied non inclus
Housse de transport absente
Résolution parfois limitée selon les modes
Nécessite de longues sessions pour obtenir les meilleurs résultats
Pas destiné aux astrophotographes experts
8.5