Le retour du ROG Strix SCAR 18 (2026) ne cherche ni la finesse ni la sobriété. Au contraire, il assume son format de 18 pouces et une enveloppe électrique de 450 watts. Notre exemplaire associe un Core Ultra 9 290HX Plus à une RTX 5090 Laptop. Il embarque en outre 128 Go de mémoire.
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Processeur | Intel Core Ultra 9 290HX Plus, 2,7 GHz, jusqu’à 5,5 GHz, 24 cœurs et 24 threads |
| Mémoire vive (RAM) | 128 Go DDR5-6400 SO-DIMM (2 x 64 Go), deux emplacements sur deux occupés, capacité maximale 128 Go |
| Stockage | SSD 4 To M.2 NVMe PCIe 5.0, deux emplacements M.2 PCIe au total |
| Carte graphique | NVIDIA GeForce RTX 5090 Laptop, 24 Go GDDR7, ROG Boost jusqu’à 1647 MHz à 175 W |
| Écran | ROG Nebula HDR, 18 pouces, 4K 3840 x 2400, format 16:10, Mini LED, brillant, 240 Hz, G-Sync, Pantone Validated |
| Connectivité | Wi-Fi 7 tri-bande 2×2, Bluetooth 5.4, Ethernet 2,5 Gbit/s |
| Connectiques | Côté droit : 2 USB-A. Côté gauche : alimentation, Ethernet 2,5 Gbit/s, HDMI, 1 USB-A, 2 USB-C Thunderbolt 5 avec DisplayPort et Power Delivery, jack combo 3,5 mm |
| Clavier | Chiclet avec rétroéclairage RGB par touche, touche Copilot, pavé tactile |
| Système d’exploitation | Windows 11 Famille |
| Dimensions | 39,9 x 29,8 x 2,35 à 3,50 cm |
| Poids | 3,73 kg |
| Batterie | 90 Wh, 4 cellules lithium-ion, bloc secteur 450 W |
| Webcam | 1080p Full HD avec capteur infrarouge compatible Windows Hello |
| Audio | 4 haut-parleurs avec Smart Amp, Dolby Atmos, certification Hi-Res casque, réduction de bruit par IA |
| Prix de lancement | Non spécifié pour cette référence, gamme annoncée à partir de 6 399,99 euros |
DESIGN
Le gabarit annonce immédiatement la couleur. En effet, le châssis mesure 39,9 par 29,8 centimètres, pour 2,35 à 3,50 centimètres d’épaisseur. Surtout, la balance affiche 3,73 kilogrammes, bloc secteur exclu. Ce dernier délivre 450 watts, si bien que le transport devient rapidement dissuasif.

L’habillage lumineux reste fidèle à la gamme, entre logo rétroéclairé, matrice AniMe Vision et barre Aura Sync périphérique.

Tout se pilote depuis Armoury Crate, et tout se coupe si la mise en scène lasse.
Nous avons surtout retenu la propreté des assemblages, plus que le spectacle. Les jointures ne bougent pas, tandis que le plateau supérieur refuse de vriller sous la main.


Une chose bien pensée, le changement de SSD ou de mémoire se fait très vite. Une trappe à ouverture rapide donne directement accès aux entrailles de la machine. Fini les multiples vis à retirer juste pour ajouter un disque.

Le flanc droit ne reçoit que deux USB-A, volontairement dégagés pour la souris.

Le flanc gauche concentre tout le reste, à commencer par l’alimentation propriétaire et l’Ethernet 2,5 Gbit/s. S’y ajoutent le HDMI, un USB-A, deux USB-C Thunderbolt 5 et le jack combo. Cette logique protège la zone de jeu, mais elle impose un faisceau de câbles côté gauche.

Deux absences se remarquent malgré tout à ce niveau de prix. Aucun lecteur de carte mémoire n’est présent. Par ailleurs, la webcam ne dispose d’aucun obturateur physique.

Enfin, les surfaces sombres marquent vite, si bien qu’un chiffon reste indispensable près du bureau.
PERFORMANCES
L’enveloppe thermique atteint 450 watts, ce qui constitue le véritable argument de cette génération par rapport à celle de 2025.
Nos séries tournent donc machine branchée, en mode GPU Ultime
Le plafond graphique reste pourtant fixé à 175 watts, contrairement au budget alloué au processeur. La marge gagnée profite donc surtout au calcul et aux charges mixtes.

PCMark 10 place l’ensemble à 9 100 points, avec un profil très révélateur. La productivité culmine ainsi à 15 337 points, tandis que la création de contenu suit à 14 256 points. Le rendu et la visualisation atteignent même 23 071 points. Le montage vidéo reste en retrait, à 7 223 points, car cette épreuve sollicite peu la carte graphique.




3DMark confirme le potentiel graphique, sans pour autant crever le plafond. Fire Strike Ultra affiche 14 648 points, quand Time Spy Extreme s’arrête à 11 442 points. Port Royal atteint 15 068 points et Speed Way 6 086 points. Ces trois derniers résultats passent légèrement sous la moyenne relevée sur du matériel identique. L’écart reste faible, mais il rappelle qu’un châssis de portable contraint toujours la même puce.

Le stockage justifie pleinement le passage au PCIe 5.0. CrystalDiskMark relève 12 164 Mo/s en lecture séquentielle et 13 005 Mo/s en écriture.

ATTO confirme ce niveau, autour de 11,9 Go/s en pointe.

Du côté mémoire, AIDA64 relève 93 Go/s en lecture, ce qui valide le double canal.

En jeu, nous avons retenu Cyberpunk 2077 en définition native, soit 3840 par 2400 points. Avec le ray tracing en Ultra, le DLSS automatique et la génération multi-images, la moyenne atteint 164 images par seconde.

Le path tracing activé, elle redescend à 122 images par seconde. La chute reste donc contenue, pour le rendu le plus exigeant du jeu en 4K.
La dissipation reste le vrai sujet dès que le profil Turbo s’active. La chaleur se concentre au-dessus de la rangée de fonctions, alors que le repose-poignets demeure tempéré. En dessous, la température interdit clairement l’usage sur les genoux. Quant aux ventilateurs, ils produisent un souffle large et continu, plus supportable qu’un sifflement aigu, mais parfaitement audible sans casque.
ÉCRAN
La dalle ROG Nebula HDR grimpe cette fois en 4K, soit 3840 par 2400 en 16:10. Le passage à cette définition change la nature même de la machine.
Sur un panneau de 18 pouces, la densité obtenue apporte une finesse immédiate. Les interfaces de création gagnent en lisibilité, tandis que les textes deviennent nets sans mise à l’échelle agressive. En jeu, la contrepartie est évidente, puisque la charge graphique explose en définition native. Les technologies de reconstruction deviennent donc quasiment obligatoires dans les titres exigeants.
Le rétroéclairage Mini LED assure des noirs profonds et une réserve de luminosité confortable. Un léger halo apparaît toutefois autour des éléments clairs sur fond sombre. Ce défaut reste discret, mais il se repère sur des sous-titres blancs en scène nocturne. Surtout, la finition brillante renvoie les reflets sans ménagement, ce qui impose de penser à la bonne orientation du bureau.

La fréquence se limite à 120 Hz dans les modes Standard, Eco et Optimized. Pour obtenir les 240 Hz annoncés, il faut basculer le mode GPU sur Ultimate depuis Armoury Crate. Cette bascule désactive le circuit hybride, donc elle pèse directement sur la consommation.
SON
Quatre haut-parleurs pilotés par Smart Amp assurent la restitution, avec un traitement Dolby Atmos. Ce dispositif vise clairement le jeu et la vidéo, plus que l’écoute musicale.
En pratique, le niveau disponible suffit largement à remplir une pièce de taille moyenne. La spatialisation fonctionne bien sur les ambiances, ce qui aide réellement en jeu solo. De plus, les dialogues ressortent nettement, y compris quand l’action se densifie. Cet équilibre orienté médium sert donc l’usage principal de la machine.
La musique révèle en revanche les limites du format. Les graves manquent de corps sur les productions électroniques.
La sortie casque compense ce plafond de manière convaincante. Celle-ci bénéficie d’une certification Hi-Res, cohérente avec le tarif pratiqué. Pour une écoute sérieuse, mieux vaut donc passer par le jack combo. Enfin, le traitement de réduction de bruit du micro reste actif même en pleine charge ventilateurs.
ERGONOMIE
Le clavier chiclet propose un rétroéclairage RGB géré touche par touche. La course reste courte, avec un point de contact franc et un plateau qui ne fléchit pas. La frappe rapide s’installe donc vite, y compris sur de longues sessions de rédaction. Le bruit produit demeure par ailleurs contenu, ce qui est appréciable dans un environnement partagé.

Une touche Copilot occupe désormais la rangée inférieure. Son utilité dépendra franchement des usages, car elle reste facile à ignorer. Nous aurions cependant préféré une touche reprogrammable à cet emplacement, sur une machine destinée aux joueurs. Armoury Crate permet heureusement de réaffecter une partie des raccourcis.

Le pavé tactile offre une surface généreuse et un glissement agréable. Le suivi reste précis, tandis que les gestes multipoints répondent sans latence perceptible. Le clic physique demande en revanche une pression assez ferme vers le haut de la zone. Dans les faits, nous vous conseillerons toujours d’utiliser une souris externe sur ce type de configuration.

La webcam 1080p intègre un capteur infrarouge, donc Windows Hello déverrouille la session rapidement. L’image convient à la visioconférence courante, mais elle décroche dès que la lumière baisse. Le micro s’en sort mieux, grâce à un filtrage logiciel efficace sur le souffle ambiant. Reste l’absence d’obturateur physique, qui obligera certains à improviser.
AUTONOMIE
La batterie affiche 90 Wh et cette capacité reste modeste au regard de la consommation autorisée par le système.
L’écart entre les deux mondes se révèle immédiatement. En bureautique légère, profil économique activé et luminosité réduite, la machine tient une session de travail. Dès que la charge grimpe, la courbe plonge sans transition. En jeu débranché, l’exercice relève surtout du dépannage, car les fréquences chutent en parallèle.
Le bloc de 450 watts pèse et encombre autant que le portable lui-même. Emporter l’ensemble revient donc à transporter un poste complet, pas un ordinateur d’appoint. Les ports Thunderbolt 5 acceptent heureusement la charge par USB-C. Cette option dépanne en déplacement léger, mais elle ne soutient évidemment pas une session de jeu.
Un châssis de 18 pouces alimenté à 450 watts ne vise pas le côté nomade. En revanche, il remplace une tour que l’on déplace occasionnellement.


