Acer rejoue la carte de la finesse avec le Predator Helios Neo 16S AI. Notre configuration associe un Core Ultra 7 356H à une GeForce RTX 5070. Le tout tient dans un châssis métallique de 18,9 mm, dalle OLED comprise.
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Modèle | Acer Predator Helios Neo 16S AI |
| Processeur | Intel Core Ultra 7 356H (Panther Lake). 16 cœurs et 16 threads : 4 P-cores Cougar Cove jusqu’à 4,7 GHz, 8 E-cores Darkmont jusqu’à 3,7 GHz, 4 LP E-cores jusqu’à 3,3 GHz. |
| Mémoire vive (RAM) | 32 Go DDR5-6400 en 2 × 16 Go |
| Stockage | 2 × 512 Go SanDisk PC SN5100S, soit 1 To réparti sur deux modules M.2. |
| Carte graphique | NVIDIA GeForce RTX 5070 Laptop, 8 Go GDDR7 dédiés, puissance graphique annoncée jusqu’à 115 W. |
| Écran | 16 pouces OLED WQXGA 2560 × 1600, format 16:10, 165 Hz, 1 ms, 100 % DCI-P3, HDR, finition brillante CineCrystal, compatible NVIDIA G-SYNC. |
| Connectivité | Intel Killer Wi-Fi 6E AX1675i (802.11ax), Bluetooth 5.4, Ethernet Killer RJ-45 à 2,5 Gbit/s. |
| Connectiques | Flanc gauche : RJ-45, 1 USB-A 3.2 Gen 1, lecteur microSD, jack combiné 3,5 mm. Flanc droit : 2 USB-A 3.2 Gen 2, dont un avec charge hors tension. Arrière : alimentation, HDMI 2.1, 1 USB-C Thunderbolt 4 à 40 Gbit/s et 1 USB-C 3.2 Gen 2 avec DisplayPort et Power Delivery. |
| Clavier | Chiclet rétroéclairé RGB à 4 zones, disposition QWERTY, touches dédiées PredatorSense et Acer My Key. |
| Système d’exploitation | Windows 11 Famille 64 bits, certifié Copilot+ PC. |
| Dimensions | 356,8 × 275,5 × 18,9 mm, soit 12 mm à l’avant du châssis. |
| Poids | 2,2 kg. |
| Batterie | Pack lithium-ion 4 cellules 92 Wh. Bloc secteur de 230 W fourni, charge USB-C jusqu’à 100 W. |
| Webcam | Capteur 2 mégapixels, micro intégré. |
| Audio | Deux haut-parleurs |
| Prix de lancement | Non spécifié pour cette configuration. La déclinaison Core Ultra 9 386H, RTX 5070, 32 Go et 1 To est affichée à 2 999,99 € en France. |
DESIGN
Le Helios Neo 16S AI joue la sobriété de bout en bout. Ainsi, le capot métallique noir évite les arêtes agressives et les néons superflus. De plus, la finition mate encaisse plutôt bien les traces de doigts. Seul le logo Predator rappelle vraiment l’ambition gaming de la machine.

La tranche avant descend à 12 mm, tandis que l’arrière culmine à 18,9 mm. Par conséquent, le profil paraît encore plus fin qu’il ne l’est réellement. L’ensemble pèse 2,2 kg, ce qui reste très raisonnable pour un 16 pouces. En revanche, le bloc secteur de 230 W alourdit nettement le sac.

Le dessous aligne de larges grilles d’aération et quatre patins antidérapants. Ainsi, l’air circule librement, même posé à plat sur un bureau. Acer a par ailleurs soigné la répartition de la connectique. Trois zones bien distinctes se partagent en effet les ports.

Le flanc gauche concentre l’essentiel du quotidien. On y trouve d’abord le port Ethernet RJ-45, cadencé à 2,5 Gbit/s. Suivent ensuite un port USB-A 3.2 Gen 1, puis le lecteur de cartes microSD. La prise jack combinée de 3,5 mm ferme la marche.

Le flanc droit reste volontairement dépouillé. Deux ports USB-A 3.2 Gen 2 y prennent place, à dix gigabits par seconde. L’un d’eux recharge d’ailleurs un appareil même machine éteinte. Deux témoins lumineux signalent enfin la charge et la mise sous tension.

L’arrière accueille les câbles destinés à rester branchés en permanence. La prise d’alimentation y voisine avec une sortie HDMI 2.1. Deux ports USB-C complètent le tableau, dont le Thunderbolt 4 à 40 Gbit/s. Le second gère la vidéo et la charge, sans Thunderbolt.

La charnière maintient fermement la dalle, sans oscillation perceptible à la frappe. L’ouverture à une main se fait par ailleurs sans aucun souci. Le châssis, lui, ne vrille quasiment pas sous la torsion.

L’intérieur reste classique, avec un clavier centré et un grand pavé tactile. Par ailleurs, les bordures d’écran sont fines sur trois côtés. Le menton inférieur demeure en revanche plus visible. La webcam trouve sa place en haut de dalle, accompagnée des micros.
PERFORMANCES
Le Core Ultra 7 356H intrigue d’abord par sa structure. En effet, il n’aligne que quatre cœurs performants, épaulés par douze cœurs efficients. PCMark 10 le confirme ensuite sans ambiguïté. La bureautique et la productivité s’envolent, les feuilles de calcul en tête.

Le tableau change pourtant sur les charges créatives. L’édition photo et le rendu restent solides, tandis que le montage vidéo décroche nettement. Ainsi, le manque de cœurs performants finit toujours par se voir. Cette plateforme vise donc la réactivité plutôt que l’endurance en calcul lourd.

AIDA64 éclaire une partie de ce comportement. La mémoire DDR5 en double canal délivre une bande passante très élevée. En revanche, la latence dépasse les cent nanosecondes, ce qui reste inhabituel. Les charges les plus sensibles à la latence en paient donc le prix.




La partie graphique réserve la vraie bonne surprise. En effet, nos passages sous 3DMark placent la machine au-dessus de la moyenne des configurations identiques. Time Spy, sa déclinaison Extreme et Port Royal vont tous dans le même sens. Acer exploite donc réellement les 115 watts accordés à la RTX 5070.

Cyberpunk 2077 sert comme toujours de juge de paix. En définition native, textures élevées et ray tracing poussé, la machine dépasse les cent vingt images par seconde. La super résolution DLSS en mode Qualité et la génération multi-images épaulent évidemment ce résultat. Surtout, le minimum relevé ne descend jamais sous cent dix images.

Le path tracing change en revanche complètement la donne. En effet, le compteur s’effondre alors autour d’une douzaine d’images par seconde. Les huit gigaoctets de mémoire vidéo saturent. Le reste du temps, le DLSS 4 compense largement cette étroitesse.
Le stockage nous a demandé un vrai temps d’analyse. Ici, Acer a installé deux SanDisk PC SN5100S de 512 Go, soit 1 To scindé en deux volumes. Crystal Disk Mark les départage à peine, tant leurs résultats se ressemblent.


Les débits séquentiels restent solides pour du PCIe Gen 4. En revanche, les accès aléatoires en faible profondeur de file plafonnent sans jamais briller. Surtout, les deux emplacements M.2 se retrouvent occupés dès la sortie du carton. Toute extension passe donc par le remplacement pur et simple d’un disque.
La chauffe reste le revers de cette densité. La zone centrale du clavier monte franchement après une heure de jeu. Le dessous devient inconfortable sur les genoux, ce qui limite sérieusement l’usage nomade.
Le bruit, également, finit par devenir pénible. À pleine charge, les ventilateurs AeroBlade 3D montent très haut en régime. Leur souffle prend alors une tonalité aiguë, franchement fatigante à la longue. Le casque devient donc obligatoire, et pas seulement pour la qualité sonore.
ÉCRAN
L’OLED WQXGA de 16 pouces livre des noirs absolus, sans le moindre halo. Ainsi, les scènes sombres gagnent une profondeur immédiate. Le rendu colorimétrique reste éclatant sans jamais virer au criard.

Les 165 Hz suffisent largement en usage mixte. De plus, la réactivité de l’OLED supprime toute rémanence perceptible à l’œil. En revanche, la finition brillante CineCrystal renvoie beaucoup de lumière. Près d’une fenêtre, il faut donc pousser sérieusement la luminosité.
En intérieur, le contraste porte déjà l’essentiel de l’impression.
SON
Les deux haut-parleurs assurent le minimum. Sur des morceaux acoustiques écoutés en format non compressé, les voix ressortent correctement. Cependant, le bas du spectre reste quasiment absent. La scène sonore manque par ailleurs nettement d’ampleur.
À volume élevé, la distorsion apparaît avant même la saturation. Ainsi, le niveau réellement exploitable plafonne assez bas pour un 16 pouces. En jeu, les effets de spatialisation perdent beaucoup de lisibilité. De toute façon, dès que la charge monte sur le GPU, les ventilateurs masquent le son des haut-parleurs. Un casque demeure donc indispensable dès que l’on cherche de la précision et des sessions de jeux exigeants.
ERGONOMIE
Le clavier chiclet propose une course courte mais nette. En effet, le point d’actuation se repère vite, sans aucune mollesse. La frappe reste précise sur de longues sessions de rédaction. Le rétroéclairage RGB à quatre zones suffit, même s’il ignore la gestion touche par touche.

Le pavé tactile glisse bien et gère les gestes sans accroc. Toutefois, son clic mécanique sonne un peu creux. La webcam de 2 mégapixels fait correctement le travail en visioconférence. En lumière franche, l’image reste nette et convenablement exposée. En revanche, le bruit numérique grimpe dès que la pièce s’assombrit. Les micros restituent pour leur part une voix claire à distance normale.
Un détail agace enfin sur une machine de ce tarif. En effet, aucun lecteur d’empreintes n’est proposé. Le déverrouillage repose donc sur la caméra ou sur le code PIN. Le choix surprend sur un châssis aussi soigné.
AUTONOMIE
En journée type de travail à mi-luminosité, la machine a tenu l’après-midi entier, sans angoisse particulière.

En jeu, la situation change radicalement. Débranchée, la RTX 5070 voit sa puissance fortement bridée. Par conséquent, une session soutenue vide la batterie en bien moins de deux heures. Le bloc de 230 W devient alors un compagnon obligatoire.
Le pack, lui, n’a rien d’avare. Acer loge en effet 92 Wh de capacité nominale dans ce châssis de 18,9 mm.
La veille moderne constitue une vraie réussite. En effet, une nuit et une matinée écran fermé n’ont coûté qu’un pour cent de charge. Reprendre la machine le lendemain ne demande donc aucune anticipation.
En pratique, une bonne demi-journée de bureautique reste un objectif réaliste. La charge USB-C, en revanche, monte jusqu’à cent watts et dépanne vraiment.
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