Acer remet son plus gros portable sur la table, sans le moindre compromis. Le millésime 2026 embarque un Core Ultra 9 290HX Plus et une RTX 5090 Laptop. Autant le dire tout de suite, cette machine ne s’adresse pas aux nomades. Reste à savoir si ces évolutions changent vraiment la donne au quotidien.
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Modèle | Acer Predator Helios 18 AI (PH18-I71) |
| Processeur | Intel Core Ultra 9 290HX Plus (Arrow Lake), 24 cœurs (8 P-cores et 16 E-cores), 24 threads, base P-core 2,7 GHz et turbo jusqu’à 5,5 GHz |
| Mémoire vive (RAM) | 96 Go DDR5 sur la configuration testée : deux modules de 48 Go. Profil SPD maximal DDR5-5600, mais cadencement effectif à 4400 MT/s. Quatre emplacements SO-DIMM, jusqu’à 256 Go |
| Stockage | 3 To au total sur la configuration testée. Trois emplacements M.2 2280 occupés. Jusqu’à 6 To annoncés |
| Carte graphique | NVIDIA GeForce RTX 5090 Laptop GPU, 24 Go GDDR7, architecture Blackwell. |
| Écran | 18 pouces Mini LED IPS, format 16:10, WQUXGA 3840 × 2400, mode HDR 1000 nits, 100 % DCI-P3, Calman Verified (Delta E inférieur à 2), Dual-Mode Display commutable depuis PredatorSense, entre 3840 × 2400 à 120 Hz et 1920 × 1200 à 240 Hz. |
| Refroidissement | Ventilateurs Predator AeroBlade 3D de 6e génération, 100 pales métalliques de 0,05 mm à bords crantés et géométrie adaptative. |
| Connectivité sans fil | Intel Killer DoubleShot Pro, Wi-Fi 7 Intel Killer BE1750x en 2×2 MU-MIMO sur 2,4, 5 et 6 GHz, Bluetooth 5.4 avec LE Audio |
| Connectiques | Deux Thunderbolt 5 Type-C à l’arrière (DisplayPort 2.1 routé par le GPU dédié, charge USB-C jusqu’à 100 W), un USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux USB 3.2 Gen 1 Type-A dont un avec charge hors tension, HDMI 2.1, lecteur de carte SD, jack combo 3,5 mm, RJ-45 5 Gbit/s (Killer Ethernet E5000B), prise d’alimentation, verrou Kensington |
| Clavier | Format complet avec pavé numérique, course de 2 mm, anti-ghosting intégral, rétroéclairage RGB par touche. Predator MagKey 4.0 : huit touches interchangeables (WASD et flèches) à switches mécaniques rotatifs. |
| Système d’exploitation | Windows 11 Famille |
| Dimensions | 400,96 × 307,9 × 17,3 à 29,55 mm |
| Poids | 3,5 kg |
| Batterie | 99,98 Wh, quatre cellules lithium-ion |
| Bloc d’alimentation | Delta 400 W, environ 1 kg |
| Webcam | FHD 1920 × 1080 avec infrarouge |
| Audio | Six haut-parleurs Predator Vox brevetés. |
| Fonctionnalités | PredatorSense (modes Quiet, Balanced, Performance et Turbo, overclocking, Pulsar Lighting), Acer Intelligence Space, Chroma Tune, PurifiedVoice. NPU Intel AI Boost crédité de 13 TOPS, pour 36 TOPS à l’échelle de la plateforme |
| Prix | 5 999 € |
DESIGN
Le Helios 18 AI 2026 ne cherche pas la discrétion. Son empreinte occupe un bureau entier, et son épaisseur croît nettement vers l’arrière. Premier constat, le châssis n’a pas bougé d’un millimètre depuis l’an dernier.

Acer n’a donc pas profité de la refonte interne pour affiner sa machine. Le capot reste en métal, tandis que le repose-poignets et la base demeurent en plastique. Sur une machine facturée à ce niveau, davantage d’aluminium aurait été bienvenu.

L’ensemble inspire malgré tout une vraie solidité. Curieusement, c’est le plastique mat du repose-poignets qui marque le plus. Le capot dissimule un peu mieux les traces de doigts.

Le clavier constitue l’un des vrais arguments de cette génération. Le format complet intègre un pavé numérique, avec une course profonde et un anti-ghosting intégral. Les MagKey passent en version 4.0, avec un mécanisme rotatif et un point d’actuation très court. Les flèches conservent une hauteur pleine, ce qui devient rare. Leur séparation du bloc principal reste toutefois trop discrète, et les appuis involontaires suivent.

La webcam infrarouge autorise la reconnaissance faciale de Windows. Aucun obturateur physique n’est pourtant proposé, absence déjà pointée l’an dernier.

L’arrière concentre les câbles épais : alimentation, USB Type-A, HDMI et deux Thunderbolt. Leur sortie vidéo passe par le circuit graphique dédié. Le détail compte pour qui branche un moniteur haute fréquence.


Le flanc gauche aligne le réseau filaire, un USB Type-A, un lecteur SD pleine taille et le jack. Le côté droit reste volontairement dégagé pour ne pas gêner la souris. Deux USB Type-A y subsistent, dont un capable de charger un périphérique.
PERFORMANCES
Le nouveau Core Ultra 9 290HX Plus constitue le changement le plus structurant. La puce conserve pourtant l’architecture précédente.

En productivité, PCMark 10 rend 10 508 points, dont 18 764 en création de contenu. La machine encaisse le montage et le rendu sans broncher. Le processeur tient environ 5 087 MHz en charge. Il reste toutefois collé à son plafond thermique.
Voilà le point noir. Le refroidissement revu a surtout permis plus de fréquence, à température égale.




Côté graphique, 3DMark rend 9 937 points sous Time Spy Extreme et 13 265 sous Port Royal. Speed Way suit à 5 321 points. Ces valeurs traduisent une puissance considérable, sans surprise sur un tel composant. Une réserve mérite toutefois d’être posée.

Le stockage rattrape la réserve. Le SSD principal atteint 13 860 Mo par seconde en lecture et 12 770 en écriture.

Les deux autres unités plafonnent autour de 7 050 Mo par seconde.

La mémoire déçoit enfin. Les barrettes double rang sont certifiées pour 5 600 MT/s, mais la plateforme les cadence à 4 400. La latence grimpe alors à 143,3 nanosecondes, pour 65 Go par seconde. Le BIOS applique donc un palier volontairement conservateur. Toute tentative de relèvement dans le BIOS provoque un écran noir au redémarrage. La marge de l’étiquette reste donc théorique.
ÉCRAN
La dalle Mini LED de 18 pouces adopte une définition très élevée au format 16:10. L’espace de travail dépasse largement ce qu’offre un portable classique. Elle reprend en réalité la dalle de la génération précédente. Le Dual-Mode permet toujours de basculer vers une définition réduite à haute fréquence.

Deux ajouts changent néanmoins l’usage. La gestion graphique automatique et la synchronisation adaptative font enfin leur entrée. Le basculement entre modes devient donc bien plus fluide. C’était l’un des agacements sur la version précédente.
La luminosité impressionne d’emblée, et le contraste reste le point fort du Mini LED. Les noirs plongent, le rendu HDR gagne une profondeur rare. La couverture colorimétrique ne souffre aucune critique. La précision d’usine se révèle en revanche bonne sans être irréprochable.
SON
L’audio constituait le maillon faible de la génération précédente. Acer semble l’avoir entendu, puisque c’est ici que le changement est le plus net. Le constructeur adopte Predator Vox, un système breveté à chambre acoustique tubulaire. Chaque voie dispose de transducteurs dédiés, épaulés par une amplification intelligente.
À l’écoute, la promesse tient. Les voix et les impacts ressortent nettement, avec une plénitude que peu de portables atteignent. L’équilibre n’est évidemment pas linéaire pour autant. Les graves manquent de la profondeur d’un kit dédié, comme partout ailleurs. Une réserve s’impose surtout en charge lourde. Le souffle de la ventilation vient alors masquer une partie des nuances.
ERGONOMIE
Le clavier procure une frappe franche, appréciable autant en jeu qu’en saisie prolongée. Le rétroéclairage par touche autorise une personnalisation fine via PredatorSense. Quatre profils cohabitent, du silencieux au Turbo, ce dernier libérant entièrement la ventilation. La bascule reste immédiate depuis le tableau de bord.
Le pavé tactile glisse parfaitement, même si une souris s’impose vite sur ce type de machine.
Au repos, en profil haute performance, les ventilateurs se font déjà entendre. Ce n’est pas nouveau, puisque nous avions déjà remarqué cela sur la génération précédente. La nouvelle ventilation n’a donc rien réglé. Pour un usage calme, il faut basculer sur un profil silencieux et renoncer à de la puissance. Le processeur reste par ailleurs chaud au repos.
Côté réseau, la solution Killer associe le Wi-Fi 7 et l’Ethernet multigigabit. Le système hiérarchise le trafic sensible à la latence.

La maintenance mérite enfin un mot. Le carter se retire facilement, avec des pads thermiques prévus jusque sur les baies de stockage vides. Acer fournit même un kit thermique dédié à la mémoire. Ce niveau d’attention à l’évolutivité reste rare, et compense en partie le tarif.

AUTONOMIE
La batterie exploite la capacité maximale tolérée en cabine, exactement comme l’an dernier. Aucune évolution n’est donc à signaler sur ce terrain. Néanmoins, elle doit alimenter un processeur plus gourmand encore. L’arithmétique laisse peu de place au doute.
L’autonomie a été évaluée en lecture vidéo et en bureautique, avec les profils économes activés. Dans ces conditions, la machine tient une demi-journée de travail léger. Le résultat reste honorable pour un 18 pouces doté d’une dalle Mini LED.
Il ne faut cependant pas se méprendre sur cette valeur. Elle correspond à un scénario volontairement sobre, sans jeu ni charge créative. Dès que le circuit graphique dédié entre en action, l’équation change radicalement. Le secteur redevient indispensable.

La charge par USB-C dépanne en déplacement léger. Elle ne remplace toutefois jamais le bloc fourni. Le bloc fourni reste sensiblement le même que sur la génération précédente, un bloc de 400 W pesant plus d’un kilogramme.
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